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  • Tom à l'école

Autisme et école : yes we can, épisode 2

 

Nous avons présenté il y a quelques semaines le parcours de plusieurs élèves avec autisme, dont la scolarisation à l'école ordinaire est un succès. De vifs débats ont suivi, tant ce sujet est sensible dans un pays comme la France qui ne scolarise que 20% de ses enfants autistes, là où les autres pays développés arrivent à 80%. Ces parcours semblent incroyables alors que beaucoup continuent de croire, à tort, qu'un autiste est incapable du moindre progrès et qu'il « serait tellement mieux en institution spécialisée ».

Voici donc d'autres succès vécus d'enfants autistes à l'école, pour montrer de quoi nos enfants sont capables pour peu qu'on leur donne leur chance et qu'on croie en eux. En ces temps moroses, espérons que ces histoires vraies qui se passent bien donnent de l'espoir aux uns et fassent évoluer les mentalités des autres.

 

Nathan

Nathan a 4 ans. Il a été diagnostiqué « autiste typique modéré » il y a un an. Il a un important retard de langage, et un léger retard de développement. Après une petite section effectuée en jardin d'enfants municipal, il rentre en moyenne section dans son école maternelle de secteur, 18 heures par semaine, avec accompagnement individuel par un AVS sur ces 18 heures.

 

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Autisme et école : yes we can !

 

Nous avons détaillé dans un récent article les difficultés rencontrées par les enfants autistes pour simplement aller à l'école comme les autres. Les familles de ces enfants se heurtent régulièrement à des murailles administratives ou tout simplement à du rejet de l'école. Pour beaucoup de gens, un autiste ne peut réussir à l'école et « il sera bien mieux en milieu spécialisé ». Pour beaucoup d'enseignants, un autiste est avant tout un fardeau supplémentaire qu'il a peur de ne pas savoir gérer. Pour beaucoup de pédopsychiatres et de psychologues, « un autiste a avant tout besoin de soins et il n'est pas prêt pour l'école »...

Aussi nous vous proposons aujourd'hui de découvrir le parcours de quelques enfants autistes qui ont réussi leur scolarité en milieu ordinaire. Parce que leur famille les a soutenus envers et contre tous, parce que des enseignants ont cru en leurs capacités au lieu de baisser les bras. Ces enfants nous démontrent qu'au dela des préjugés, même les cas jugés « lourds » doivent avoir leur chance. Ils nous prouvent que leur place était bien à l'école ordinaire, et que c'est aussi la place des autres enfants qui vivent le même handicap. Il nous prouvent que les seuls « soins » dont les autistes aient vraiment besoin sont éducatifs. L'école ordinaire pour les autistes, « yes we can » !

(Les prénoms des enfants ont été changés.)

 

Antoine

Commençons par le petit Antoine. Il est diagnostiqué autiste sévère vers ses 3 ans. A l'époque il ne parle pas du tout et n'est pas propre. Malgré cela ses parents décident de le scolariser en maternelle à plein temps. Cela se passe avant la loi de 2005, on mesure donc le courage de ces parents à une époque où l'institution est un évidence solidement ancrée dans les esprits. Ils obtiennent l'aide d'une ATSEM de l'école pour accompagner leur fils, travail qui aujourd'hui serait confié à une Auxiliaire de Vie Scolaire.

 

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Marie-Arlette Carlotti à Marseille pour défendre son plan autisme

 

La ministre déléguée en charge des Personnes handicapées était à l'inauguration de l'Institut médico-éducatif Lacordaire

 

Politique - Santé - Actualités - Marie-Arlette Carlotti à Marseille pour défendre son plan autisme
Photo P.N.
 
La ministre a inauguré hier matin l'Institut médico-éducatif Lacordaire qui accueille 10 enfants autistes.

 

Annoncé début avril, disséqué le 2 mai à Paris, le 3e plan autisme (2013-2017) a été développé hier en deux temps à Marseille par la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, à l'occasion de l'inauguration d'un établissement expérimental et modélisant.

"Je sais bien qu'on ne fera pas tout en 4 ans mais je suis déterminée à aider la France à combler ses 40 ans de retard. Aucune pression ne nous fera reculer", a insisté Marie-Arlette Carlotti lors de sa visite à l'école catholique privée Lacordaire (13e arrondissement), reconnue depuis 85 ans pour ses exigences scolaires et éducatives.

Soutenus par l'association "Agir et vivre contre l'autisme" dont l'action a permis 12 ouvertures sur l'ensemble de l'Hexagone d'Instituts médico-éducatifs (IME) du même type, les responsables de Lacordaire ont financé une construction adaptée de 450 m², d'un montant de 1,6 M€, pour accueillir au sein de leur établissement 10 enfants autistes. Lesquels sont suivis par des éducateurs et des psychologues grâce à une enveloppe ministérielle de 72 000 €.

"La rencontre de l'autre doit être au coeur de nos vies", a aussi commenté le chef d'établissement, Pierre-Jean Collomb, résolument tourné vers une "politique éducative d'intégration" visant contacts et échanges entre tous les élèves.

"Il était urgent d'agir"

Ce positionnement représente le socle du plan voulu par la ministre. 205,5 M€ seront progressivement débloqués pour qu'un travail de fond facilite à la fois le travail des associations et la tâche des familles.

C'est en substance ce qu'a expliqué la ministre en préfecture dans l'après-midi.

Diagnostic et intervention précoces, accompagnement tout au long de la vie, soutien aux familles, poursuite de la recherche et formation de l'ensemble des acteurs doivent selon elle contribuer à la prise en compte des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) dont les estimations font état qu'un nouveau-né sur 150 serait concerné par l'autisme et les troubles envahissants du développement.

"Je me suis rendu compte du désarroi général, il était urgent d'agir", a conclu la ministre.

Franck Meynial

 

--> Source : laprovence.com <--

 

Les particularités du cerveau autiste

 

Les enfants autistes ont plus de neurones et un cerveau plus gros que ceux qui ne souffrent pas de ce trouble du développement aux origines toujours incertaines, ont démontré des neurologues américains.

L'autopsie de cerveaux de treize jeunes garçons autistes âgés de 2 à 16 ans a permis à des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego de constater qu'ils avaient 67 % de neurones en plus dans le cortex préfrontal, une région qui contrôle le langage, la communication et la pensée.

 

Un enfant


Les personnes qui développent ce trouble présentent des difficultés avec l'interaction sociale et la communication. Ils se referment régulièrement dans des comportements répétitifs, entraînant l'isolement et des problèmes psychiques.

Le Dr Éric Courchesne et ses collègues ont aussi déterminé que le poids du cerveau des autistes dans l'échantillon était de 17,6 % plus grand que celui des enfants normaux au même âge.

Ces travaux confirment des observations faites il y a une dizaine d'années, qui révélaient une croissance excessive du cerveau chez les enfants autistes.

À ce moment, les neurologues avaient émis la théorie qu'une prolifération excessive de ces neurones, résultant d'un dysfonctionnement prénatal, serait peut-être la cause sous-jacente du syndrome.

« Cette étude est la première à mesurer quantitativement l'excès neuronal dans le cortex préfrontal et a confirmé la théorie selon laquelle une surabondance pathologique de neurones est présente dans des zones clés du cerveau à un très jeune âge chez les autistes. » — Auteurs

Le Dr Courchesne explique que, dans la mesure où ces neurones corticaux ne sont pas fabriqués après la naissance, l'accroissement anormal de leur nombre chez les enfants autistes serait le signe d'un processus prénatal.

Le neurologue explique que la prolifération de ces neurones se fait entre la dixième et la vingtième semaine de la grossesse de manière exponentielle et que, durant le troisième trimestre et les premiers moments de la vie de l'enfant, environ la moitié de ces neurones sont éliminés dans un processus normal de mort cellulaire.

Selon le Dr Courchesne, c'est précisément l'échec de ce processus clé du développement qui crée apparemment un excès pathologique de neurones corticaux.

« Nous avons trouvé un tel excès de neurones dans tous les cerveaux des enfants autistes étudiés dans cette recherche. » — Dr Courchesne

Ces résultats laissent donc penser qu'un nombre excessif anormal de ces neurones pourrait être assez fréquent parmi les enfants autistes. L'explication de la cause du nombre excessif de neurones pourrait permettre une meilleure compréhension de l'autisme et conduire éventuellement à la mise au point de traitements.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

 

--> Source : Radio-canada.ca <--

Autisme : "Qu'ont-ils fait de Florian ?"

 

Invité : Jean-Christophe Piétri a écrit "Qu'ont-ils fait de Florian ?" qui retrace le parcours d'un couple pour faire valoir les droits de leur fils Florian, autiste.