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Handicap : comment payer moins d’impôts

 

La déclaration d’impôt est un réel casse tête à remplir, surtout pour les personnes en situation de handicap, ou pour leurs proches. Cela constitue une difficulté supplémentaire pour être exonéré ou pour avoir droit à certaines allocations. Comment payer moins d’impôts ? Vivrefm vous dévoile tout.

la déclaration d'impôt, un vrai casse tête à remplir et à renvoyer avant le 27 mai prochain
la déclaration d'impôt, un vrai casse tête à remplir et à renvoyer avant le 27 mai prochain

Pour être franc et direct, en ce qui concerne les personnes en situation de handicap, il n’y a aucune astuce pour payer moins d’impôts, il n’y a que des conditions à respecter. La fiche d’impôt est la même pour tout le monde, pas d’exceptions à la règle. Néanmoins des possibilités pour payer moins existent, les voici :

 

Les parts supplémentaires

 

Le calcul de l’impôt sur le revenu s’effectue en déterminant le quotient familial, qui s’obtient en divisant le revenu global net par le nombre de part. Plus le nombre de parts est élevé, donc, moins le montant de l’impôt est élevé, et moins vous payer d’impôts.

Et chose intéressante pour les personnes handicapées ou pour les familles qui en ont la charge, le handicap constitue des parts supplémentaires : 1,5 parts supplémentaires pour toute personne célibataire, mariée, pacsée, veuve ou divorcée titulaire d’une rente pour accident du travail d’au moins 40 %, titulaire d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 %, d’une pension alimentaire pour une incapacité d’au moins 40 %, d’une carte de combattant ou d’une pension militaire d’invalidité ou de victime de guerre né avant le 1er janvier 1938, ou bien pour toute personne titulaire d’une pension de veuve de guerre.

Si vous avez à votre charge une enfant handicapé titulaire d’une carte d’invalidité pour une capacité d’au moins 80 %, vous bénéficiez d’une part supplémentaire, 0,5 pour un enfant en résidence alternée. Si vous avez une personne handicapée à charge, autre que votre conjoint, qu’elle soit de votre famille ou non et qu’elle soit titulaire d’une carte d’invalidité pour une incapacité d’au moins 80 %, vous bénéficiez d’1,5 part supplémentaire. Les parts supplémentaires sont à mentionner sur la feuille d’impôt page 2, colonne de gauche. Pour les enfants handicapés à charge, une case est à compléter page 2, colonne de droite, alinéa C.

 

Les crédits d’impôt

 

Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt en faveur de l’aide aux personnes si vous avez effectué dans votre habitation principale l’année dernière des dépenses d’acquisition d’équipements spécialement conçus pour les personnes âgées ou handicapées et des dépenses au titre de la réalisation de travaux de prévention des risques technologiques. Mais attention les dépenses d’acquisition d’ascenseurs électriques à traction réalisées à compter du 1er janvier de l’année dernière n’ouvrent plus droit au crédit d’impôt, sauf si des dépenses ont été engagées avant. Il existe également un crédit d’impôt pour favoriser la mobilité des chômeurs de longue durée ou des salariés pendant leur emploi et un crédit d’impôt relatif aux intérêts d’emprunt pour l’acquisition de l’habitation principale. Les crédits d’impôt sont à mentionner page 4, alinéa 7.

 

Les allègements fiscaux en faveur des personnes handicapées

 

Ne sont pas à inclure dans le revenu soumis à l’impôt sur le revenu : les prestations familiales légales (allocations familiales, allocations de logement, allocation de l’enfant handicapé), l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation compensatrice (PCH) et les autres allocations d’aides sociales (complémentaires, majorations d’aide à la vie, etc.), les pensions des victimes civils ou militaires de la guerre, la majoration pour tierce personne versée aux pensionnés d’invalidité de troisième catégorie, et les indemnités journalières et rentes versées aux victimes d’accident du travail. Si vous êtes concernés par une de ces catégories, l’argent que vous touchez n’est pas imposable.

 

Autres réductions d’impôts

 

À tout cela peut s’ajouter le contrat d’épargne-handicap, un contrat d’assurance souscrit au bénéficie d'une personne handicapée, les dépenses d’accueil dans un établissement pour personnes âgées dépendantes, les frais de scolarisation d’un enfant à charge, les rentes survies et l’emploi d’un salarié à domicile (pour les personnes travaillant au domicile de personnes handicapées). Ces réductions d’impôt sont à remplir page 4, alinéa 7.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la documentation du service des impôts à cet URL : http://www2.impots.gouv.fr/documentation/2013/depliants_pratiques/page/depliants.htm ou appeler « impôt service » au 0810.46.76.87 (prix d'un appel local), joignable du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 19h.

 

Laurent Pradal

 

--> Source : Vivrefm.com <--

"Les enfants autistes ne sont pas inclus dans le monde"

Sur Europe 1, un reportage, le jour de la présentation par le gouvernement du troisième plan autisme pour aider les personnes touchées.

 

Autisme : dépistage dès 18 mois et changement de méthode

Le Monde.fr avec AFP le 02.05.2013


 

La ministre déléguée aux personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, présente jeudi 2 mai dans un entretien au Parisien, le troisième plan Autisme (2014-2017), préconisant notamment un dépistage dès 18 mois et une orientation vers les méthodes éducatives et non plus psychanalytiques.

"On sait que plus le dépistage est précoce, meilleure est la prise en charge. Donc à partir du premier trimestre 2015, profitant de la refonte du carnet de santé, nous y inclurons une grille de dépistage des premiers signes, dès l'âge de 18 mois", explique Mme Carlotti qui doit présenter officiellement le plan dans la journée. La ministre annonce également la création de 350 places dites "de répit", permettant des placements de courte durée. "Aujourd'hui, il existe 40 places de 'répit' pour les familles. Ce sont des structures qui accueillent, pour une courte durée, leur enfant autiste, afin que les parents puissent souffler un peu. Nous en créons 350 en plus", dit-elle.

Mme Carlotti annonce également au cours de cet entretien la création de 700 places pour les petits en unité d'enseignement en maternelle, la formation de 5 000 professionnels du secteur médico-social aux méthodes éducatives et 1 500 places d'accueil en plus pour les adultes autistes. Le plan prévoit par ailleurs une plus grande intégration des familles, via des comités d'usagers et la nomination d'un "référent autisme" au sein du comité interministériel du handicap.

Alors que la France accuse un retard de plusieurs décennies sur la prise en charge de l'autisme, qui touche de 250 000 à 600 000 personnes, la ministre admet que ce nouveau plan s'est fait attendre car "on a voulu jouer la concertation, et il y avait des arbitrages budgétaires à faire". Le budget de ce plan est de 205,5 millions d'euros en progression de 18 millions d'euros par rapport au précédent plan.

La ministre souhaite également à travers ce plan que "la France s'oriente vers une autre méthode dans la prise en charge de l'autisme" et met clairement en cause la méthode psychanalytique qui prévalait jusqu'ici. "En ouvrant ce dossier, j'ai trouvé une situation conflictuelle, un climat tendu", déclare-t-elle. "Je n'en veux plus. En France depuis quarante ans, l'approche psychanalytique est partout, et aujourd'hui elle concentre tous les moyens. Il est temps de laisser la place à d'autres méthodes pour une raison simple : ce sont celles qui marchent, et qui sont recommandées par la Haute autorité de santé." "Que les choses soient claires", ajoute-t-elle en forme d'avertissement, "n'auront les moyens pour agir que les établissements qui travailleront dans le sens où nous leur demanderons de travailler".

La prise en charge de l'autisme fait l'objet d'une vive opposition entre les partisans d'une méthode de soin psychiatrique d'une part, et éducative et comportementale d'autre part.